Mobylette

L'histoire de la Motobécane Av3

Publié : Le 28 Avril 2011 à 19:09
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Présentation de la première Mobylette de l'histoire, l'Av3. Suivant une construction simple et donc accessible, l'Av3 a conquis toute une génération.

Un peu d'histoire, les première Motobécanes Av3

L'ancètre de la première Mobylette remonte à la fin de la première guerre mondiale, vers 1920. Ces cyclos comportaient un petit moteur auxiliaire 2 temps pour bicyclettes fabriqué par la société SICAM, où travaillaient Abel Bardin et Charles Benoit.

Descriptif des Motobécanes Av3, des mobs historiques

Le moteur situé au centre du cadre comporte une transmission primaire par courroie, un relai démultiplicateur et une chaîne pour la transmission secondaire. C'est le principe des motorisations des Mobylettes. Quelques améliorations notables sont cependant apportées.

A mi chemin entre moto et vélo

La construction du prototype en 1949 consista surtout à un assemblage d'éléments existants sur d'autres machines. C'est une bicyclette datant de 1938, dont le cadre fut renforcé, qui servit de base à la partie cycle.
Le moteur, à peine modifié, était celui du "Poney" dont la cylindrée avait déjà été ramenée de 63 cm3 à 50 cm3.
Le réglage de la chaîne était assuré par déplacement de la roue arrière et la tension de la courroie par basculement du moteur.

Succès pour la Mobylette qui repond aux besoins des ouvriers

Ainsi, malgré l'hostilité du service commercial, la "Mobylette" est présentée au Salon 1949. Le public fut enthousiaste et le succès immédiat grâce, en particulier grâce à un rapport qualité/prix imbattable et une facilité d'utilisation la mettant à la portée de n'importe quel cycliste. N'oublions pas en effet, qu'au sortir de la guerre la quasi-totalité des ouvriers ou employés utilisaient une bicyclette pour leurs déplacements quotidiens. Le cycliste était donc l'acheteur potentiel privilégié de la Mobylette. De plus son cadre ouvert convenait aux hommes comme aux femmes.

Premiers cyclos : simples confortables et propres

D'autres avantages sont loin d'être négligeables, à une époque où on était encore à la préhistoire du cyclomoteur :

- Propreté : le réservoir placé sous la selle entre le tube de selle et le garde-boue arrière est hors de tout contact avec les vêtements. De même, le capotage recouvrant le carter et le carburateur (spécialement conçue pour n'avoir pas de titillateur) met l'usager à l'abri de tout suintement et de toute projection.

- Confort : silence de fonctionnement et souplesse du moteur qui malgré des performances modestes (vitesse de 30 km/h) permet de grimper des pentes de 7 % sans pédaler. Le guidon à branches relevées allié à la selle large et bien suspendue permet une conduite sans fatigue. L'avertisseur électrique "Timbrelec" et le joli phare profilé apportent la touche moderne qui fait défaut à d'autres marques.


- Simplicité d'utilisation : toutes les commandes sont "regroupées" au guidon.
A gauche une manette à portée de pouce commande pour le départ à froid le volet d'air du
carbu. A droite une poignée tournante règle les gaz et la vitesse et en fin de course ouvre le
décompresseur. Les freins sur jante à tirage direct obéissent à 2 poignées inversées en bout de guidon.

 

Les évolutions de l'Av3

L'Av 31 (1952-1955)

Suivant une politique qui fera durant de longues années la particularité de la marque Motobécane, le modèle de base (sans embrayage, ni béquille, ni suspension) allait dès 1952 être complété par des variantes améliorées.

L'Av31 adoptera une fourche télescopique ainsi qu'un frein à tambour.

 

L'Av 32 (1954-1964)

Ce modèle reprend toute la mécanique de l'Av3. Seuls l'Av32e de 1960 et l'Av32m reprennent la suspension avant.  

 

L'Av 33 (1952-1960)

C'est le premier modèle de la marque qui adopte un embrayage automatique. Néanmoins, il n'est pas équipé de fourche télescopique.

 

 

L'Av 34 (1955-1956)

Il est équipé de la fourche télescopique.

Un nouveau reservoir d'escence fait sont apparition.

 

 

L'Av 36 (1954-1956)

 

 

 

L'Av 37 (1954-1956)

 

 

 

L'Av 47 (1957)

 

 

L'Av 51 (1958)

 

 

L'Av 54 (1957-1959)

 

 

L'Av 59

Apparition de pontets sur l'Av59, un modèle de la fin des années 60 à 44 kg, qui dispose d'un variateur (sinon c'est un Av56).

 

La Cg (1958)

Il s'agit d'un cadre tubulaire type av3 équipé d'un moteur à embrayage. La transmission ne ce fait pas par chaine mais par galet.

 

 

Ainsi, la série des Av3 reste sur une base de vélos-motorisés malgré de premiers pas vers d'autres générations de cyclos (apparition de la fourche à double té, phare fixe sur douille de direction, embrayage double effet...) .

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