4 262 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France en 20091.
Autant ont vu
leurs vies brisées par un handicap lourd, à la suite
d'un accident de la circulation. Et
combien de familles, d'orphelins,
d'amis, de proches, qui, eux non plus, ne s'en
remettront jamais.
Ces
drames de la route sont inacceptables car ils sont souvent évitables :
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accidents mortels sur 10 sont causés par une infraction au Code de la
route. Sur la
route, le respect des règles permet de garantir la
protection de tous, en particulier
des plus vulnérables.
L'espace
public de circulation, pour qu'il reste un espace de liberté, doit être
le lieu
d'un partage apaisé de la route, respectueux des modes de
mobilité doux, de l'écomobilité
et de l'éco-conduite, tels que les
porte Jean-Louis BORLOO, ministre d'État,
ministre de l'écologie, de
l'énergie, du développement durable et de la mer.
Dans leur grande
majorité, les Français ont aujourd'hui parfaitement conscience que
l'amélioration
des comportements au volant, très significative depuis 2002, a permis
de
sauver 12 000 vies.
Le Président de la République, Nicolas SARKOZY, a
confirmé, en décembre 2007, que
la sécurité routière demeurait une
grande cause nationale et fixait pour objectif que
moins de 3 000
personnes par an ne meurent sur les routes d'ici à 2012. Dès février
2008,
un Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), présidé par
le Premier
Ministre François FILLON, prenait les 45 décisions
nécessaires pour permettre à cet
objectif d'être atteint. Elles ont
toutes été mises en oeuvre, à l'exception de celles
portées par le
projet de loi d'orientation et de programmation relative à la
performance
de la sécurité intérieure (LOPPSI) en cours d'examen par le Parlement.
Depuis
l'été 2009, des signes inquiétants de relâchement du comportement de
certains
conducteurs sur les routes ont abouti à ce que la mortalité routière
cesse de
diminuer, voire s'aggrave certains mois.
Devant ces
résultats préoccupants, le Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et
des
Collectivités territoriales, Brice HORTEFEUX, a renforcé dès la
rentrée les contrôles
ciblés des forces de l'ordre, et le Secrétaire
d'État chargé des Transports, Dominique
BUSSEREAU, a lancé une
concertation avec les associations intervenant sur le champ
de la
sécurité routière, afin d'identifier les mesures les plus efficaces à
mettre en
oeuvre pour infléchir cette mauvaise tendance.
1
Chiffres provisoires France métropolitaine issus des remontées rapides,
Observatoire national interministériel
de sécurité routière (ONISR).
Comité
interministériel de la sécurité routière du 18 février 2010 5/34
Les
mesures, issues des concertations engagées, sont venues depuis
l'automne
enrichir le volet « Sécurité routière » du projet de LOPPSI
et nourrir les décisions de
ce nouveau CISR.
Elles permettront de
donner à la politique de sécurité routière un nouvel élan, pour
que
le nombre de vies sauvées sur les routes continue donc de progresser
d'année
en année.
Le CISR, réuni sous la présidence du Premier
Ministre, a donc fait le point sur la
mise en oeuvre des politiques
conduites jusqu'alors. Il a décidé de mettre en place 14
mesures
permettant de renforcer la prévention, notamment par des partenariats
avec
les lycées et le monde du travail, et d'agir surtout sur les
principaux enjeux du risque
routier :
- Les infractions à la vitesse, la conduite après une consommation
excessive d'alcool ou l'usage de stupéfiants : ces comportements à
risque sont à l'origine chaque année de plus de la moitié des accidents
mortels.
- Une attention particulière sera portée aux grands délits
routiers : ceux qui s'autorisent à transgresser gravement le Code de la
route mettent en danger délibérément leur vie et celle des autres
usagers de la route.
- La protection des usagers de deux-roues
motorisés : ils paient le plus lourd tribut sur les routes, avec 1 157
personnes tuées en 2009. Ils doivent donc faire l'objet, dans les plus
brefs délais, de mesures de prévention et de protection.
Voici une présentation rapide des 14 nouvelles mesures
COMBATTRE L'ALCOOL ET LA DROGUE AU VOLANTMesure n°1 : 5 000 éthylomètres électroniques pour augmenter les contrôles d'alcoolémie au volant.
Mesure n°2 : Porter à 100 000 le nombre annuel de contrôles de stupéfiants.
Mesure n°3 : Les frais des contrôles de stupéfiants passent à la charge du contrevenant, et non plus du contribuable.
Mesure n°4 : Des éthylotests disponibles dans les débits de boissons.
DISSUADER LES EXCÈS DE VITESSEMesure n°5 : Des zones « contrôles radars fréquents ».
Mesure n°6 : Installer 100 radars « vitesse moyenne ».
SANCTIONNER PLUS SÉVÈREMENT LES GRANDS DÉLITS ROUTIERSMesure n°7: Immobiliser immédiatement le véhicule d'un conducteur ayant commis une infraction grave au Code de la route.
Mesure n°8 : 3 ans de prison et 75 000 euros d'amende en cas de délit de fuite.
SÉCURISER L'USAGE DU DEUX-ROUES MOTORISÉMesure n°9 : Mettre fin au débridage des cyclomoteurs.
Mesure n°10 : Un contrôle technique pour les cyclomoteurs.
Mesure n°11 : Une formation obligatoire pour pouvoir conduire une motocyclette légère.
Mesure n°12 : De nouveaux équipements d'aménagement de la route, moins dangereux pour les deux-roues motorisés.
SENSIBILISER LES FUTURS CONDUCTEURSMesure n°13 : Des actions de prévention dans les lycées.
PRÉVENIR LE RISQUE ROUTIER PROFESSIONNELMesure n°14 : Des plans de prévention du risque routier professionnel.